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Precisions

Precisions
Témoignage de Xavier vieux couli de la commune du Lorrain sur les circonstances de l'arrivée de sa famille en Martinique :

" Le père de mon aïeul et sa femme habitaient Pondichéry. Un jour, des Français - des Français Martinique - sont arrivés en bateau. La nuit, ils ont donné un bal à bord. Beaucoup de jeunes indiens sont venus à la fête. Ils ont dansé, et bu, et avant qu'ils ne se rendent compte, les Français ont levé l'ancre, embarquant tout ce monde là.Voilà comment ma famille est arrivée en Martinique. Un bal, et hop, vivement, nous voici martiniquais!"


Mode de vie

Les coulis indiens ne subissent pas le fouet. Un salaire leur est versé. Familles et amis ne sont pas séparés. Mais pour le reste, leurs conditions de vie sont étonnamment proches de celles des anciens esclaves.

Le même temps de travail, d'abord. Six jours par semaine. Et à peu de choses près le même ordinaire.

Voici le descriptif des décrets fixant, à la veille de l'abolition, les minimums de nourriture et d'effets que les propriétaires doivent fournir à leurs esclaves. (A comparer avec le traitement des Indiens décrit plus haut)

"S'il fallut une loi (18 juillet 1845, art. 1er), une ordonnance (5 juin 1846), une circulaire du ministre (13 juin 1846) et des arrêtés des gouverneurs (octobre 1846) pour régler que le maître devait à son esclave par semaine, six livres de farine de manioc et un kilo et demi de morue et de viande salée (art. 1er), et deux chemises, un pantalon, une veste et un chapeau tous les six mois (art. 7), c'est apparemment que l'ordinaire de la nourriture et du vêtement demeurait presque partout au-dessous de ces modestes proportions."(Augustin Cochin 1861)



Tableaux du nombre de coulis indiens importés dans les colonies des Antilles et de la Guyane.

Guadeloupe
40000
Guyane britannique
239000
Guyane française
12000
Jamaïque
37000
Martinique
25000
Suriname
43000
Trinidad
144000

# Posté le dimanche 26 novembre 2006 11:42

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