Revolte 2 (deuxieme partie)

Revolte 2 (deuxieme partie)
En décembre 1801, avec Jean KINA une rébellion d'esclaves se produit ayant pour cible des Habitations du Carbet dans le nord caraïbe de la Martinique.

L'histoire de notre nation Martiniquaise Caribéenne doit retenir ce fait pré-national de la rébellion antiesclavagiste d'un déporté africain ancien esclave à Saint Domingue, qui défia l'armée britannique durant plus d'une année (oct 1800 - déc 1801) .


1801 : Le contexte historique

La révolte d'esclaves au Carbet en 1801 s'inscrit dans la suite des rébellions en Martinique, contre l'ordre esclavagiste raciste imposé par les puissances européennes aux Peuples Africains et Amérindiens, plus largement dans la première grande guerre mondiale générée par l'occident européen sur toute la planète qui a durée et dure encore depuis 1492, guerre mondiale de trois siècle et demi, contre l'esclavage et le colonialisme, contre l'anti mélanisme, pour la Justice et la Liberté, depuis le continent africain, sur les navires négriers, puis aux Amériques et ailleurs.

C'est le début du XIXème siècle, la Martinique est sous administration anglaise depuis 1793 avec la complicité des békés français qui souhaitent maintenir l'esclavage aboli en 1794 par les révolutionnaires français de 1789. La Guadeloupe et Saint-Domingue connaissent les effets de cette première abolition française. L'esclavage sera rétabli en Guadeloupe après la résistance héroïque des Noirs commandés par IGNACE et DELGRES en « mé 1802 » ; Les Français seront vaincus par les Noirs en Haïti, et ne pourront y rétablir l'esclavage. La France perdra sa colonie de Saint-Domingue, et Napoléon Bonaparte, empereur des Français, devra céder la Louisiane aux Etats Unis d'Amérique.

La traite transatlantique suit son cours ; elle sera officiellement abolie par les anglais en 1807, puis par les français en 1815 ; et nombreux seront les navires négriers européens qui continueront leurs crimes après 1807, après 1815.

De 1791 à 1804, des flux de békés en fuite face aux révoltes des esclaves ont cours de colonie en colonie ; depuis le « serment du Bwa kay Man » prononcé par des esclaves Noirs en lutte pour leurs libération en Haïti dans la nuit du 14 au 15 août 1791, des colons Blancs ont quitté Saint-Domingue, pour se rendre en Martinique, Louisiane, Porto Rico, à Cuba et ailleurs ; De Guadeloupe, l'esclavage aboli en 1794, des békés se rendirent en Martinique. Mais aussi de Martinique, même sous administration anglaise, des békés se rendirent à Sainte Lucie, et surtout à Trinidad (*) et de nombreux esclaves furent emmené par les colons dans leurs fuites. De 1790 à 1802, la population noire de la Martinique diminue de près de 4000 personnes sur une population noire totale de 90 000 en 1790 ; Des esclaves s'enfuirent de la Martinique durant cette même période vers la Dominique puis la Guadeloupe. La population totale de la Martinique passe de 101 000 personnes environ en 1790, à 96 000 en 1802, et ce malgré l'intense activité de traite négrière transatlantique entretenue par les Anglais à cette époque.

Les effets de 1789 en Martinique : En premier lieu il y eut une révolte d'esclaves à Saint Pierre le 30 août 1789 ; Des esclaves écrivent leur sentiments et idées à l'égard de la Liberté dans des lettres. Les esclaves ne veulent plus travailler pour des maîtres, cet état d'esprit se manifeste sur diverses habitations dans plusieurs communes : Saint Esprit, Marin, Rivière Pilote, Sainte Luce Gros Morne, Prêcheur, ... Les non blancs « libres » se montre circonspects à l'égard des soulèvements d'esclaves. Il y eut 36 condamnations d'esclaves dont six à mort concernant la révolte du 30 août 1789 à Saint Pierre. Des « conditions de l'affranchissement » sont réglementés par la révolution française en décembre 1789 : « L'affranchissement s'obtient par le service dans la Milice. (...) Tout homme de couleur pourra obtenir la liberté après avoir servi 12 ans pendant la paix et 8 ans pendant la guerre. (art.1) (...) L'esclave qui aura rendu service essentiel à la colonie pourra obtenir la liberté gratis (art. 8) (...) Les esclaves seront tenus de porter respect aux gens libres. (art.16) ... »


L'Occupation anglaise de la Martinique de 1793 à 1802 :

Les anglais rétablissent à la Martinique les institutions qui étaient en vigueur avant 1789. Des békés royalistes revinrent et furent rétablis dans leurs fonctions. Le 24 mai 1794, les Anglais nomment le béké français DUBUC administrateur général membre du Conseil Privé de la Colonie. Le 30 octobre 1795 une ordonnance sur la police des Noirs interdit toute assemblée, toute réunion d'esclaves ; le carnaval est interdit. Le 3 novembre 1800, Jean KINA est présent en Martinique et un arrêt du Conseil Souverain anglo-béké restreint encore les dispositions concernant l'affranchissement.

Après 1801, des révoltes d'esclaves se dérouleront en Martinique jusqu'au 22 mé 1848, en 1811, 1822, 1831, 1833. La résistance à l'oppression esclavagiste se manifeste en Martinique par l'amplification pendant toute la première moitié du XIXème, d'actes d'empoisonnements de Blancs esclavagistes, d'esclaves, et de bestiaux ; Il y eut, chez les békés une véritable psychose à ce sujet. En 1803, un tribunal spécial, constitué par un arrêté du 28 Vendémiaire an XII (le 17 octobre), ordonne 127 exécutions d'esclaves accusés d'actes d'empoisonnements en Martinique.

Þ Selon Herbert Aptheker, il y eut environ 250 complots noirs en 2 siècles d'esclavage, c'est très peu. On peut donc supposer que la dissuasion et l'organisation du système répressif étaient très efficaces.
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# Posté le dimanche 25 juin 2006 20:29

Modifié le dimanche 25 juin 2006 21:13

Revolte 1 (premiere partie)

Revolte 1 (premiere partie)
II/ Révoltes collectives

1/ Mutineries

Elles étaient fréquentes à bord des négriers qui transportaient leur "marchandise" vers les Etats Unis ; à tel point qu'une partie d'entre elle était considérée, dès avant le voyage, comme perdue, pour cause de soulèvements.

Les deux mutineries les plus retentissantes eurent lieu après l'abolition de la traite (1807 : le Congrès vote une loi interdisant l'importation de Noirs africains aux États-unis) et soulevèrent l'opinion en raison des enjeux idéologiques que les procès des mutins entraînèrent

a/ l'Amistad, printemps 1839

Un navire négrier quitte Cuba où des Espagnols ont acheté une cinquantaine d'esclaves noirs, en direction de l'île de Principe. Les esclaves, menés par Cinquez, se révoltent, tuent le capitaine et contraignent les Espagnols à se diriger vers l'Afrique. Mais au lieu de faire demi-tour, les marins espagnols mettent le cap au nord et pendant 63 jours, le bateau longe les côtes américaines, tandis que la faim et la soif déciment les passagers. C'est en août qu'ils parviennent à rejoindre Long Island où le bateau est arraisonné et les mutins arrêtés et emprisonné.

S'ensuit un procès à New Haven qui enflamme le débat entre esclavagistes et abolitionnistes. La Société Abolitionniste Américaine obtient la libération des mutins grâce à un plaidoyer de John Quincy Adams (ex-président des États-unis de 1825 à 1829) de plus de 8 heures. En 1842, les mutins regagnent leur pays.

C'est donc un des rares exemples d'une révolte noire réussie

b/ le Créole, 1841

C'est en 1841 que les esclaves embarqués sur le Créole se révoltent et s'emparent du bateau. Ils se réfugient à Nassau (capitale des îles Bahamas) et obtiennent des Anglais leur liberté.

2/ complots collectifs

On ne savait pas toujours qui étaient les auteurs d'incendies criminels ou de sabotages, mais les Noirs en étaient souvent rendus responsables et châtiés.

L'état le plus exposé aux révoltes était la Caroline du Sud, où les Noirs étaient plus nombreux que les Blancs.

Il n'y eut pas aux États-unis autant de révoltes qu'aux Antilles ou au Brésil, où elles furent plus nombreuses et plus sanglantes, du fait d'un nombre beaucoup plus élevé d'esclaves déportés.

* 1er complot d'Africains en 1663 dans le comté de Gloucester en Virginie

* la 1ère révolte a être bien connue est celle de 1712 à New York où "plusieurs esclaves complotèrent de se venger de leurs maîtres pour des traitements durs qu'ils avaient subis de leur part, en vue d'obtenir leur liberté. Liés entre eux par la succion de leur sang et frottés de poudre pour les rendre invincibles, les conspirateurs s'armèrent de pistolets, d'épées, de couteaux, de machettes. Dans la nuit du 6 avril, ils mirent le feu à plusieurs habitations et tuèrent une dizaine de Blancs qui cherchaient à éteindre les incendies. La milice intervint rapidement pour capturer les rebelles, dont certains préférèrent se suicider. Quant aux 25 autres, ils périrent de façon brutale et cruelle, au point de ne laisser aucun survivant". (C. Fohlen)

* sept 1739 : révolte de Stono, près de Charleston, conduite par un certain Jimmy . Son but : rejoindre la Floride espagnole qui recueillait des esclaves fugitifs. En chemin, ils incendièrent des plantations et tuèrent des planteurs. La milice intervient et capture les révoltés. Mais un climat de psychose s'installe en Caroline parmi les Blancs ; trois ans après, des esclaves ayant participé à cette révolte sont encore arrétés ; en 1749, la découverte d'un complot, vrai ou supposé, à Charleston entraîne l'exécution d'une cinquantaine de Noirs.

* 1741 : la découverte d'un complot entraine la mort d'une trentaine de Noirs à New-York

* c'est en 1791 que l'esclave noir haïtien François Dominique Toussaint, dit Toussaint Louverture, prend la tête d'une révolte dans son pays. Ce soulèvement général, soutenu par les acteurs de la Révolution française, mène à l'abolition de l'esclavage en 1793. Le premier pouvoir noir autonome est constitué en 1800, lorsque T. Louverture prend le titre de gouverneur général de St Domingue. Les succès de cet ancien esclave devenu homme politique sont importants dans l'histoire des esclaves américains car ces derniers en eurent connaissance et placèrent Toussaint comme un exemple et voyait en sa réussite l'espoir de réussir eux aussi un jour un complot et de se libérer enfin.

* Gabriel Prosser, esclave noir de Virginie se sent appelé par Dieu pour délivrer les siens. Il prépare la prise de Richmond pendant des mois, regroupant autour de lui des milliers d'esclaves qui lui jurent obéissance. Ils se munissent d'épées et de gourdins, mais la veille du jour prévu, le 30.08.1800, ils sont dénoncés par deux des leurs : les autorités en appellent à la milice et à la cavalerie qui capturent aussitôt les rebelles. Ils sont aidés dans leur tâche par des pluies violentes qui non seulement paralysent les voies d'accès mais aussi sèment le doute parmi les Noirs sur l'origine divine du soulèvement (si Dieu veut leur libération, pourquoi empêche t-il son accomplissement ?)

Þ arrestations, emprisonnement, pendaison. Gabriel, capturé est exécuté le 7 octobre.

* 1822 : parce qu'il a gagné à la loterie, Demark Vesey, charpentier de Charleston, achète sa liberté. S'inspirant des exploits de Toussaint Louverture, il prévoit avec ses complices, de prendre la ville, de l'incendier et de s'emparer des bateaux du port pour retourner aux Antilles dont il est originaire. Le complot fut dénoncé avant d'avoir débuté.

* 1831 : soulèvement conduit par Nat Turner en Virginie, bilan : 60 morts blancs.

Cette révolte est particulièrement bien connue car Nat a dicté en prison ses confessions à son avocat Thomas Gray.

Dès sa petite enfance, Nat se sent investi d'une mission divine ; son entourage le considère comme un prophète ; il apprend sans difficultés à lire et écrire et passe ses rares moments de temps "libre" à lire ou fabriquer des objets ; il est considéré comme supérieur par ses camarades de couleurs ("j'ai grandi parmi eux avec cette confiance dans la supériorité de mon jugement qu'ils croyaient parachevée par l'inspiration divine"), mais se tenait à l'écart et s'adonnait avec ferveur au jeûne et à la prière. Ses compagnons sont persuadés que c'est l'Esprit de Dieu qui parle par sa bouche : il a sur eux un grand ascendant et ils le suivent donc lorsqu'il se prétend investi par Dieu d'une oeuvre de mort. Ils sont une poignée au début de leur cavalcade sanglante, et se retrouvent une quarantaine. Dans sa confession, il raconte avec force détails sa progression nocturne de maison en maison, dans lesquelles lui et ses camarades tuent sans retenue d'âge ni de sexe, tous les habitants blancs ("mon but était de porter la terreur et la dévastation partout où nous allions" , "j'ai examiné les corps mutilés là où ils étaient étendus avec une satisfaction muette et je suis parti immédiatement à la recherche d'autres victimes") ; il reste terré pendant 6 semaines, puis est capturé et mené en prison

# Posté le dimanche 25 juin 2006 20:26

Modifié le vendredi 28 juillet 2006 19:11

Revolte premiere partie

Revolte premiere partie
Parmis les esclaves exploités dans les colonies, les Africains qui n'avaient jamais connu l'esclavage avant leur capture étaient ceux qui étaient les plus rebelles et les moins enclin a accepter leurs etat de servitude a l'inverse des esclaves nés dans la colonie qui n'avaient connus que l'esclavage et les clichés colonialistes sur l'Afrique.

Ces derniers étaient choqués par le refus d'asservissement de leurs cousins Africains, qui étaient souvent des declencheurs de revolte, et entendaient de nombreuses fois les esclavagistes blancs les qualifier comme etant "sauvages".Toutefois de nombreux esclaves n'ayant jamais posé un pied en Afrique prendront part a de trés grandes revoltes.


I/ Révoltes individuelles

1/ l'esclave ne veut pas travailler

Il feint la maladie ; certains pratiquent l'automutilation ; certaines mères sont allées jusqu'à tuer leur enfant nouveau-né pour ne pas qu'il subisse l'esclavage

Le bon état de santé des esclaves étant le principal garant de la bonne marche et du bon rendement d'une plantation, la maladie, feinte ou réelle était un moyen de ne pas travailler ou de travailler moins : le maître devant préserver son investissement

2/ prétendre ignorance ou incompétence

Ce qui va dans le sens de l'opinion des Blancs sur les Noirs qui sont considérés comme des arriérés, des bons à rien, à peine capables de faire ce qu'on leur demande correctement.

Un des arguments pro esclavagistes était que les Noirs étaient inférieurs intellectuellement, qu'ils étaient beaucoup moins sensibles à la douleur que les Blancs et que donc ils ne ressentaient pas leur soumission et la dureté de leur condition aussi douloureusement que l'auraient ressenti des Blancs

Þ principe de l'inégalité des races

3/ sabotage

La destruction des outils i.e. des moyens de production était une façon d'être au chômage, et de ne pas travailler. Il était aussi courant d'exercer des brutalités envers le bétail, afin que celui-ci soit hors d'état de travailler (c'était aussi peut-être une façon de passer sa colère et de ravaler sa honte, en tout cas d'exercer son potentiel d'autorité sur un être vivant plus servile que soit). Des esclaves pouvaient également abîmer les récoltes ou les semis, ce qui entraînait un gaspillage i.e. une baisse des rendements et donc, au final, de la richesse du planteur.

Dans la perspective de la rentabilité de l'esclavage, on peut relever les conclusions d'Eugène Génovèse :

* les Noirs ne se voient confier que du matériel et des outils médiocres du fait de leur inhabileté Þ moindre rendement

* les engrais, qui coûtent chers, sont peu répandus car du fait de la mauvaise volonté des Noirs, l'épandage est mal fait Þ gaspillage

* pas de chevaux qui travaillent bien mais sont peu résistants aux mauvais traitements, mais utilisation de b½ufs et de mulets pour tirer les charrues

Þ très maigre rendement de la plantation, surtout si on la compare aux lopins cultivés par les esclaves

4/ prendre la fuite

* individuelle = le maronnage (appellation issue de l'hispano-américain "cimaron" signifiant esclave, dont l'étymologie est elle même issue de l'ancien espagnol "cimarre" voulant dire le "fourré") : les Noirs "marrons" vont vivre dans les forêts et marais ou bien tentent de quitter le Sud (surtout les esclaves du haut Sud) en marchant de nuit, hors des routes, et plus tard grâce au chemin de fer clandestin. Ils bénéficient de la complicité d'autres esclaves et certains parviennent à fabriquer de faux laissez-passer ou de faux papiers d'affranchis.

Mais les chances de survie et de liberté étaient très minces car, comme on le verra dans une 3è partie, les esclaves fugitifs étaient traqués par des chasseurs d'esclaves.

* généralisée : tous les esclaves quittent la plantation pour vivre dans les bois puis revenir d'eux-mêmes = grève

# Posté le dimanche 25 juin 2006 20:21

Modifié le dimanche 25 juin 2006 21:12

Animalisation (pris sur http://kainfindies.skyblog.com et sur http://zoukloveuz01.skyblog.com/2.html)

Animalisation  (pris sur http://kainfindies.skyblog.com et sur http://zoukloveuz01.skyblog.com/2.html)
Chabin= race de mouton au poil grossier autres .considéré à tord comme un hybride de la chèvre et du mouton.

Mulatre=hybride du cheval et de l'âne qui donne un mulet...


Le "mulâtre" jouissait jusqu'au milieu du XXe siècle dans les Antilles et en Amérique latine (également dans le sud des États-Unis) du prestige du sang blanc et de la force noire (chaque nuance de couleur correspondait dans l'imaginaire collectif à une valeur et à un statut social). En même temps le "mulâtre" suscitait, à cause de sa position, un sentiment de haine et d'agacement aussi bien chez les blancs que chez les noirs, certains préférant être employés par un blanc raciste que par un mulâtre.

Souvent des familles (noire) avaientt pour ambition d'éclaircir leurs sang génération après génération car celà signifiait à terme échapper à la condition pauvre et à l'esclavage (s'affranchir par une couleur libre). Sous certaines conditions, l'enfant mulâtre pouvait être affranchi (cf Code noir), mais dans d'autres cas et dans des colonies autres que françaises même les octavons(enfant de quarteron[lui meme enfant de metis et de blanc]et de blanc pouvaient rester esclaves.

C'est donc pourquoi certains "mulâtres" furent adeptes de l'éclaircissement du lignage familial et évitaient au maximum le contact avec les noirs, en se mêlant si possible aux blancs (ou supposés blancs).

Bien évidement l'emploie de ces termes pour l'homme noir par les esclavagistes ont contribuer à l'animalisation de celui-ci.Cependant ces définitions ont été détournés par des écrivains antillais, comme chamoiseau et confiant qui sont du mème type que senghor (bounty), pour justifier ces termes dans le langage courant.


L'Egypte antique est une référence en matière de beauté et de richesse de la coiffure africaine. Les tresses des hommes et des femmes étaient très sophistiquées ; souvent ornementées de fils d'or et d'autres raffinements, on accordait a la chevelure un soin particulier (huile parfumée, fleur de lotus). La coiffure symbolisait le rang de la personne.
On retrouve ce symbolisme dans toute l'Afrique.La coiffure indique l'age, la religion, le statut marital, l'ethnie. La chevelure est également valorisée car elle est synonyme de prospérité et de fertilité et permet, du fait qu'elle se trouve au sommet du corps, de communiquer avec le divin.

Le rapport intime que l'Africain entretient avec ses cheveux va être litteralement bouleversé a partir de la traite negrière. Déportés dans des conditions inhumaines et d'insalubrité extreme sur le continent americain et dans la Caraibe, les Africains développent déjà sur le bateau des maladie du cuir chevelu (poux, teignes...) qui entrainent des alopécies et des démangeaisons importantes.

Ces affections du cuir chevelu sont aggravées par une méconnaissance des plantes du "Nouveu Monde" et la difficulte d'accès aux soins pour la plupart qui travaillent aux champs. Généralement, les hommes se rasaient la tête et portaient un chapeau et les femmes portaient des nattes sous un fichu.

Progressivement, les esclaves utilisent les ingrédients à leur portée pour leurs "soins" : maïs et kérosene pour le shampoing, café comme colorant, graisse a essieu ou graisse de porc sur cheveu puis avec un couteau a beurre chauffé pour le lissage du cheveu, ou mélange soude et pommes de terre ecrasées en guise de défrisant.

Durant cette periode les esclaves subissent un lavage de cerveau négatif sur leur image : le Noir est réduit a l'état de sous-homme et son cheveu est comparé au pelage d'un animal.
Les traits physiques de la femme noire sont opposés aux critères de beauté de l'époque : cheveux longs et traits fins, valorisation des métisses au teint clair et cheveux raides (d'autant qu'ils sont les enfants illégitimes du maitre).
Hierarchie de la couleur de la peau et de la texture des cheveux dans le cercle des esclaves : naissance de la notion de beaux et de mauvais cheveux. Complexe d'inferiorité transmis de génération en génération.

# Posté le jeudi 22 juin 2006 23:31

Modifié le samedi 22 juillet 2006 12:05

Rectifification

Rectifification
La france, berceau de la philosophie des lumières dont elle nous vante l'humanisme à l'école ne dit pas tout. Alors, je viens faire la lumière sur ces soit-disant "Lumières" qui ont contribuer à enfoncer le monde Noir dans les ténèbres du racisme et de tout ce qui en découle.

Il faut d'abord savoir que les oeuvres des grands philosophes des "Lumières" sont éditées de 2 manières différentes:

- Une version grand public, soigneusement "néttoyée" (= Version "Edit" des album Rap)

- Une version intégrale (oeuvre originale intégrale) destinée aux chercheurs et aux universitaires...





Voici quelques extraits dont certains ne sont pas cachés, de cette philosophie occidentale lumineusement humaniste qui a fait progresser le genre humain :



<< La race noire est aussi totalement différente de la nôtre que l'épagneul l'est à l'étrier. L'ont peut dire que leur intelligence n'est pas seulement façonnée différemment de la nôtre, mais elle est de loin inférieure. (...) L'intervalle qui sépare le singe du nègre est difficile à cerner >>

VOLTAIRE dans "Essai sur les moeurs" t. XVI, 1755.



<< On ne peut se mettre dans l'idée que Dieu, qui est un être sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corp tout noir (...) il est impossible que nous supposions que ses gens là soient des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-même chrétiens >>.

MONTESQUIEU dans "L'esprit des lois" 1748
D'aucuns disent que ce n'est pas à prendre au pied de la lettre, que c'est de l'ironie pour dénoncer l'esclavage. Curieuse façon de dénoncer, non ?
De plus, cet humaniste anti-esclavage était investisseur au sein de la célèbre "Compagnie française des Indes orientales", qui était un acteur institutionnel majeur du commerce triangulaire.
Je dit "l'esclavage c pas bien", mais je fait mon beurre dessus ?
Puis je donne des arguments pour me justifier au conditionnel, donc au second degré, donc compenez que je pense le contraire de s'ke j'écris ?
Allons, alons, soyons sérieux...



<< leur vie, toute animale, les dispose aux voluptés sensuelles comme la gloutonerie, le sommeil, l'amour. (...) Ils grimpent, sautent sur la corde, voltigent avec une facilité merveilleuse et qui n'est égalée que par les singes, leurs compatriotes, et peut-être leurs anciens frères selon l'ordre de la nature >>

VIREY dans "Histoire naturelle du genre humain" Tome 2, 1824.



<< Le noir africain est la plus dégradée des races humaines, ses formes s'approchent le plus de la brute et son intelligence ne s'est élevée nulle part au point d'arriver à un gouvernement régulier >>

G. CUVIER dans "Le règne animal" t.I



<< Les nègres d'Afrique n'ont reçu de la nature aucun sentiment qui s'élève au dessus de la niaiserie >>.

KANT dans "Observation sur le sentiment du beau et du sublime" 1764



Etc... etc... etc...

N'semi

# Posté le jeudi 22 juin 2006 22:52